ses indices de présence

fientes caecales
crottes
trace de pas dans la neige
plumes
cuvette de poudrage
igloo
  • fientes caecales
  • crottes
  • trace de pas dans la neige
  • plumes
  • cuvette de poudrage
  • igloo

Bien qu'elle soit très discrète, certains indices peuvent trahir sa présence :

  • plumes : les plumes du corps de la gélinotte sont dotées d’une plume double appelée hyporachis qui leur permet de résister à des températures négatives. En vol, la gélinotte des bois se reconnait grâce à la large barre noire de sa queue bordée d'un liseré blanc. Seules les deux rectrices centrales ne la possèdent pas, interrompant la bande lorsqu'on la voit par-dessus.
  • crottes : les crottes de la gélinotte sont des fientes dures, généralement arquées et cylindriques  : 2,5 cm de long et 6 mm de diamètre.

En fonction des saisons et de la nourriture ingérée, elles se composent de débris de végétaux différents que l’on peut aisément reconnaitre.

Hiver : brunes assez sombres, de couleur homogène même à l'intérieur. On retrouve le chatons de noisetier non digérées.

Printemps : plus molle que les crottes d’hiver, elles se reconnaissent par une extrémité blanchâtre (urée). On y retrouve des fragments de végétaux des premières plantes herbacées.

Été/automne : verdâtres, parfois violacées à cause de la quantité importante de myrtilles consommée, leurs formes varient de l’arquée typique à un petit amas. Elles se composent principalement de graines (fleurs et fruits) et de fragments de végétaux.

Comme chez tous les tétraonidés, en période de couvaison la poule quitte rarement son nid. Les restes de cellulose non digérés peuvent s'accumuler dans l'intestin pendant plusieurs jours. Après ce long moment de rétention, la poule s'éloigne brièvement de ses œufs pour expulser une grosse déjection, disproportionnée par rapport à la taille habituelle des excréments : 3 à 4 cm de long et 1,5 à 2 cm d'épaisseur.

  • fiente caecale : ce sont des fientes molles, brunâtres, elles sont émises le matin avant de quitter le perchoir nocturne. Elles sont le résultat d'une importante activité microbienne dans le système digestif de l'espèce qui est capable de broyer et digérer une alimentation ligneuse.
  • place de poudrage : en période sèche, la gélinotte prend des bains de poussière. Dans du sable ou de la terre, au pied d’un épicéa ou derrière un rocher, cette activité a une fonction antiparasitaire et d’entretient du plumage. En fonction de la température, cette activité peut durer plusieurs dizaines de minutes.
  • trace de pas : les traces de pas sont en forme de croix et la piste donne l’aspect d’une ligne sinueuse. De la base du talon à l'extrémité du doigt médian, ongle compris : 4,5 cm.

                 ATTENTION, les traces dans la neige mesurent 1 à 2 cm de plus

Risque de confusion avec la bécasse des bois : 5 cm de long, les doigts sont plus fins, l'ongle plus long et le doigt médian "tordu" / le pigeon ramier : 6 cm de long, pouce assez long et doigts plus larges / la corneille : 9 cm de long.

 

 

 

 

 

 

 

 

  • igloo : en cas de fortes précipitations neigeuses (au moins 15cm de neige fraiche), la gélinotte des bois se laisse ensevelir sous la neige. La température à l'intérieur de la cavité est plus clémente. Elle peut y passer plusieurs jours en attendant une météo plus favorable mais un igloo n'est utilisé qu'une seule fois. Elle en sortira en transperçant la cavité. En fonction de la durée qu'elle passe à l'intérieur de l'igloo, on peut retrouver jusqu'à 70 crottes !
  • chant : il a lieu principalement au printemps au moment de la reproduction mais aussi et de façon moins importante à l'automne. Le mâle possède un cri aigu audible uniquement à une faible distance. Il s'agit d'une mélodie composée de 6 à 11 éléments. D’une durée de 2,5 secondes, le chant peut être répété toutes les 30 secondes lorsque l’oiseau est stimulé par la présence d’un concurrent. Plus discret, celui de la femelle sert à défendre son territoire.

Télécharger le chant de la gélinotte des bois

  • coquille d'oeuf :

    La découverte de ce type d'indice est très rare mais les informations que l'on peut en tirer sont très importantes puisqu'elle constitue une preuve indiscutable de nidification. La couleur de la coquille est de couleur crème ou fauve pâle, finement pointillé ou tacheté de brun rougeâtre. Ils mesurent environ 41 à 41.5 mm de long et 2,1 à 2,8 mm de large.

Pour tout indice observé n'hésitez pas à remplir le formulaire dans la rubrique "observation". Cela peut être une donnée importante pour le Groupe Tétras Jura et les autres partenaires travaillant pour la protection de cet oiseau.

 Télécharger la plaquette "traces et indices des tétraonidés jurassiens"